19 Comments

  1. Christian

    Toujours concis, direct et pertinent sur les sujets traités . Merci, J’adooore.
    Il a toujours été difficile, voire impossible de savoir précisément ce qu’il y avait ds ces fonds, ou comment étaient-ils arbitrés.
    (Certes, beaucoup de dérivés, mais encore…)
    (Ce qui ne m’a pas empêché d’y souscrire deux trois fois , mais jamais plus d’un ou 2 mois en les surveillant comme l’huile sur le feu (Quotidiennement), car bien plus volatile que la moyenne de leur catégorie).

  2. Louis

    En investissant en avril j’ai fait du +40 % en quelques semaines. J’ai cassé au bon moment.je reste persuadé que de belles culbutes sont encore possibles dans un sens comme dans l’autre

  3. LudoS

    Les graphiques présentés ici sont trompeurs puisqu’ils s’arrêtent à Mars-avril soit 6 mois avant la date de parution de cet article. Les fonds ont tout de même bien rebondi depuis (loins des plus hauts il est vrai). Par ailleurs, la seule question importante est celle de la valorisation des titres illiquides au moment du gel des fonds.

    • Philippe Maupas, CFA

      Loin de moi l’idée de vouloir tromper : les graphiques illustrent simplement la phrase précédente (« Aucun investisseur ayant souscrit aux parts SR entre leur lancement et la date de fin de la grande baisse de février/mars 2019, qui varie selon les fonds entre le 18 et le 23 mars 2019, ne peut être en positif. »). Je suis par ailleurs régulièrement sur Twitter le rebond de 8 fonds, dont 7 des fonds suspendus.

  4. Bretville

    Un article intéressant à plus d’un titre. Déjà on a beau cherché mais exception faite de la retranscription quasi in extenso des communiqués de presse , quasiment personne dans ce que j’ai pu lire ne se fend de la moindre analyse de ce qui restera quand même un des plus grands scandales financiers de la place de Paris. Comme souvent, vous le démontrez très bien, les petits épargnants sont en première ligne. Par contre j’aurais aimer que vous alliez plus loin dans l’analyse de cette débâcle. Comment en est-on arrivé là ? Qui blâmer ? Quelles sont les moyens à mettre en oeuvre , les règlements à amender afin que ce type de gâchis ne se reproduise plus. La chaîne de responsabilité est, on s’en doute, multiple et complexe et prend probablement racine loin dans le temps.
    Les Biais cognitifs non maîtrisés des investisseurs retail sont largement documentés et repris dans la presse et pour cause , ils permettent aux professionnel de vendre cher leur « expertise » de « professionnels». Malheureusement l’histoire H2O constitue l’exemple éclatant que ces biais amateurs ont aussi cours chez les professionnels et l’on est en droit de se demander dans un 2eme temps ce qui justifie les frais que ces conseillés ( CGP particulièrement, mais aussi assureurs référençant ces véhicules ) facturent au delà des optimisations fiscales et patrimoniales que n’importe qui avec la lecture de 2 bouquins , peut offrir sur un coin de table.
    Quel est le processus de sélection des UC pour un assureur qui est un institutionnel avec de gros moyen technique et humain pour éviter ce type de funeste écueil entachant gravement leur réputation.
    Pour les CGP, on la fait courte, ce ne sont pour moi que des apporteurs d’affaires rémunérés par les asset managers, leur intérêt sont peu alignés avec ceux de leur clients et leur technicité nulle. Pour les assureurs c’est un peu pareil mais dans la mesure ou l’on a affaire ici a des institutions structurées très staffées et normalement dotées de processus de sélection éprouvés, comment peut-on se retrouver avec de l’H2O dans autant de contrats ? Là est pour moi le véritable scandale et un mystère sur lequel j’espère que le régulateur se penchera en premier lieu. Je pense néanmoins détenir un élément de réponse. Ce sont eux aussi des veuves de Carpentras avec plein de biais dedans , sans valeur ajoutée donc. Avec quelques règles simples comme le manque de transparence des reporting et du gérant, la trajectoire « impossible » des performances pour des fonds patrimoniaux, ce type d’intervenants aurait pu directement être exclu des contrats.
    Et bien sûr cherry on the cake tous le monde s’empalle au top avec les parts super retail , les plus chères. Un grand classique.

  5. Philippe LEONARD

    Effectivement, la veuve de Carpentras devrait être mieux conseillèe, c’est-à-dire avec des supports adaptés. Cependant, pour certains investisseurs, les supports risqués peuvent faire du sens, même si ils sont aussi synonymes de risques accrus.Je pense que ce qui arrive à H2O peut tout à fait arriver à bien d’autres fonds, comme les ETF leveraged, les actions de petites capitalisations, les fonds Obligations high yield, et j’en passe. Tout ceci est le propre de l’investissement.

    • Bretville

      Attention chez H2O le sujet, si je ne m’abuse est celui d’obligations privées donc non cotées dont les valorisations étaient fournies par société h20 elle même. On est donc dans un cas , et l’histoire le confirmera ou pas, à la frontière de l’illégalité et de la collusion entre un émetteur et un asset manager à l’image de ce qui est arrivé à la société Carmignac il y a quelques années avec son M Yesilark Gerant du fonds Actions grande europe avec encore une fois mr Winterkorn impliqué. Il ya fort à parier qu’in fine, le marked down que vont devoir avaler les clients des side pocket h2O va laisser de forts douloureuses traces , si toutefois ils arrivent a trouver un acheteur considèrant que ces papiers valent probablement pas loin de zero. Ainsi même si des sujets d’illiquité peuvent effectivement se retrouver dans bien d’autres produits dont ceux que vous citez fort justement , le cas h2o est à mon sens bien loin d’un investissement illiquide classique.

      • Philippe Maupas, CFA

        Les obligations illiquides détenues par certains fonds H2O AM ne vaudraient zéro qu’en cas de faillite des émetteurs. Si ces derniers ne font pas défaut, elles continueront de verser un coupon (élevé dailleurs) jusqu’à maturité. C’est leur valeur sur le marché secondaire qui pose problème. Dans son communiqué d’hier, H2O AM indique que les titres privés ont été dépréciés de 60% par rapport à leur valeur nominale, sans préciser quand. Si cette dépréciation a eu lieu après le 28 août, date de la suspension des transactions,la valorisation des side-pockets va être un choc pour les porteurs. J’espère que cette dépréciation a eu lieu avant le 28 août.

        • Bretville

          Nous verrons bien qui prend le risque et à quel prix de racheter ces obligations compte tenu du risque de réputation, du manque de transparence des business y afférents et de la conjoncture

          • Philippe Maupas, CFA

            Oui, ce sera le véhicule de Windhorst, qui n’a pas de problématique de réputation, ou un hedge fund.

        • Bretville

          La discrète extension à novembre de la maturité de 2 souches obligataires windhorst ( revele par le ft) et qui devaient être remboursées au mois d’août n’est pas de nature à rassurer les porteurs quant à la valeur de remboursement de leur side pocket. Pour moi il s’agit là d’un défaut pur et simple.

          • Philippe Maupas, CFA

            Les extensions sont toujours « discrètes », dans l’intérêt des débiteurs et des créanciers qui l’acceptent. Heureusement, il y a des journalistes pour en parler. On verra le 11 novembre s’il s’agit d’un défaut. Pour le moment, ce n’est en pas un.

        • Philippe Maupas, CFA

          J’avais (presque) oublié cette affaire. Décidément, Lars Windhorst laisse derrière lui de nombreuses turbulences chez les gérants d’actifs français.

  6. Olivier

    Bonjour à tous !

    Ces fonds ayant été massivement distribués par les CIF/CGP, nous pouvons nous attendre à un nouveau tour de vis de l’AMF, qui ne va pas nous louper.

    S’il est incroyablement difficile de connaître tout ce qu’il y a dans un fonds (sur les graphes j’observe que deux fonds H2O, Adagio et Allegro, ont les 5 étoiles Quantalys), je trouve que ceux qui proposaient ces fonds auraient du s’émouvoir des variations/performances vertigineuses enregistrées par ces fonds ET la prise de risque que cela implique, et qu’il m’est incompréhensible que des confrères (désolé les gars …) aient mis leurs clients sur plusieurs fonds H2O. Je trouve aussi que l’AMF a attribué bien longtemps, sauf erreur de ma part, une note de risque médiane à ces fonds, pour en passer au niveau 7 au Printemps, soit beaucoup trop tard…. H2O devra faire face à ses responsabilités et s’expliquer aussi bien sur sa gestion que sur ces parts Super Retail qui sont surtout Super Chargées en frais.
    Pris pour une cloche pendant 2 ans car je ne proposais aucun fonds H2O à mes clients, je n’en tire pas gloriole m’étant déjà fait étendre sur d’autres vecteurs (FCPI). J’observe juste qu’avec le temps, je fais de plus en plus d’efforts de recherche avant de conseiller un fonds et que cela me prend un temps considérable sans, bien entendu, être à l’abri d’une erreur d’appréciation.
    Cette affaire est un véritable désastre pour toute la profession et nous pouvons nous préparer à un terrible retour de manivelle. Ça va être notre fête …

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