5 Comments

    • Philippe Maupas, CFA

      Si je savais… 1. Education. Mais qui s’en charge ? L’école ? Hmmm. Le secteur de la finance ? Hmmm. La Banque de France et l’AMF ? Elles font un travail excellent mais n’ont pas une force de frappe suffisante. 2. Un déclencheur serait une prise de conscience de l’insuffisance des pensions de retraite servies par le régime par répartition, mais le réceptacle serait alors immanquablement l’assurance vie, qui est bien trop chère, et le fonds en euros, qui va tout juste préserver le capital.

  1. Bonjour Philippe,

    Votre article fait apparaître une certaines ambivalence par rapport aux banques de réseaux.
    Pourquoi ne pas évoquer la révolution des plateformes comme Robinhood ou Betterment aux US, et autres Linxea, Yomomi, MarieQuantier en France, qui sont en train de réinventer la relation de l’investisseur avec son conseiller ?

    • Philippe Maupas, CFA

      Lionel,

      Les robo-advisors comme Betterment, Wealthfront aux Etats-Unis, ou WeSave, Yomoni ou Nalo en France, ressemblent en effet à mon portrait-robot du conseiller idéal : ils sont rémunérés exclusivement par le client et utilisent des produits indiciels à bas coûts (à très bas coûts aux Etats-Unis, où il existe une très féroce concurrence, ce qui n’est pas encore le cas en Europe).

      Mais même aux Etats-Unis, ils n’ont pris pour le moment que 0,03% du marché d’après Michael Kitces (http://www.etf.com/sections/features-and-news/kitces-financial-advices-future?nopaging=1).

      Le seul acteur capable de faire bouger les lignes rapidement est Vanguard : surveillez de près leur progression au Royaume-Uni.

  2. Fawz Slougui, CFA

    Bonjour Philippe,

    Article très intéressant, merci.

    Je pense qu’en plus de l’éducation, il y a un problème structurel dans le dispositif d’épargne français qui est l’absence des si décriés fonds de pension. Dans un monde oü l’Etat s’est déjà
    désengagé, ce second pilier complèterait avantageusement, le premier que constitue les régimes généraux et complémentaires des retraites, et le troisième pilier qui est l’épargne individuelle.

    Des fonds gérés sur le -très- long-terme par des professionnels avec les moyens d’un institutionnel, donc des coüts très faibles, en limitant les biais comportementaux qui font que les Français épargnent mais n’investissent pas, offrant une véritable gouvernance, l’intégration de critères ESG etc…

    Bien entendu, il y a des fonds de pensions catastrophiques comme aux Etats-Unis oü beaucoup sont en quasi-faillite, mais d’autres comme au Canada font admirablement le travail. Les Pays-Bas et l’Australie font également figure de pionniers en la matière.

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