3 Comments

  1. Grégory Molinaro

    Vous indiquez que les comptes titres doivent être redécouverts sous prétexte que la fiscalité de l’assurance vie devient équivalente ? C’es inexact ! Avant même la nouvelle réforme fiscale un compte titre était plus avantageux sous de nombreuses hypothèse qu’un contrat d’assurance vie ! Oui vous avez bien lu avant même la réforme ! En fait la carotte fiscale de l’AV donnait l’illusion que ce support était plus intéressant. Alors qu’une simulation sous Excel (mais cela demande du temps pfuiiii…) et mise en avant des hypothèses permet d’apporter la démonstration qu’un compte titre du fait qu’il ne souffre pas de frais de gestion sur TOUTE LA BASE du capital (et MEME avec un taux marginal d’imposition de 40% !) redevient plus intéressant qu’un contrat d’AV. Ne pas oublier que des frais de gestion qui touchent TOUTE LA BASE du capital investi (c’est le cas de l’AV !) écorne de manière absolument effroyable le résultat à terme d’un capital investi. Donc je le répète pour être clair et vous allez entrer en dissonance cognitive : vous pensiez que l’AV était plus intéressante qu’un compte titre avant la réforme fiscale même avec un taux marginal d’imposition de 40%. Or vous n’avez pas fait l’effort de faire une simulation sous Excel pour comparer les deux trajectoires. Dommage pour vous, le coût d’opportunité des détenteurs de contrat d’AV est énorme…mais mieux vaut rester dans l’ignorance et ne pas calculer le coût d’opportunité généré pour minimiser le regret.

    • Philippe Maupas, CFA

      Humain, trop humain de préférer le confort de l’ignorance. Une fois les versements programmés mis en place, l’assurance vie est tellement confortable : rien à faire, pas d’ordres à passer, prélèvements automatiques. Je retiens l’idée de simuler l’impact des frais dans un prochain post !

      • Grégory Molinaro

        Disons que la « carotte fiscale » de l’AV génère une émotion qui donne la sensation (ou plutôt l’illusion) que ce dispositif est forcément plus intéressant à terme qu’un compte qui est fiscalisé. Or l’heuristique de pensée ou encore l’intuition (généré par le système 1 du cerveau ; cf. Thinking Fast and Slow de Kahneman) qui est de dire : « avantage fiscal = c’est donc mieux pour mon épargne » conduit à une décision sous optimale ou erronée. Cela doit probablement générer aussi de la sérotonine ( :-)). Or comparer deux solutions d’investissement est loin d’être trivial. Car lorsque l’on prend le temps de la réflexion (système 2 du cerveau : cf. le même auteur) et que l’on pose toutes les données sur une feuille Excel avec toutes les hypothèses, on se rend compte que notre intuition (cerveau 1) est parfois (souvent !) mauvaise conseillère. En l’espèce le compte titres (qui ne souffrent pas de frais de gestion sur la totalité du capital investi contrairement à l’AV…et c’est là où le bât blesse) a toujours été plus intéressant que l’AV sous de nombreuses hypothèses (pas toutes). Le système 2 de notre cerveau nécessite du temps, de l’effort et de la réflexion qui requiert des ressources que nous n’avons pas l’envie de fournir (pfuiii trop compliqué de tout mettre en équation sous Excel, je le conçois). Or quand on parle d’engagement à long terme d’une solution d’investissement on s’aperçoit que certaines décisions sous optimales (en coût d’opportunité) peuvent coûter très chères, même si elles sont indolores. Par ailleurs je demande aux lecteurs de m’excuser pour les innombrables fautes d’orthographes de mon post précédent. Comme quoi je n’avais pas fourni l’effort non plus de me relire avant de valider le message…il est si difficile d’enclencher le système 2 de notre cerveau car c’est un dispositif qui est trop gourmand en ressources psychiques.

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